Cette action importante reste en haut de votre liste depuis des semaines. Si vous avez tendance à repousser les actions importantes de votre entreprise, ce n’est presque jamais un manque de motivation.

En résumé. Quand on se met à repousser les actions importantes de son entreprise, ce sont souvent les mêmes qui résistent : prospecter, fixer un prix, lancer une offre. Elles ont un point commun : elles exposent au refus, au jugement, au regard des autres. La procrastination devient alors une façon inconsciente de se protéger. On en sort rarement en se forçant, plus souvent par un tout petit pas : la règle des 4P, le Plus Petit Pas Possible.

Il y a cette tâche, tout en haut de votre liste, depuis des semaines. Peut-être même depuis des mois. Pendant ce temps, vous avancez ailleurs : vous répondez à vos mails, vous rangez vos dossiers, vous peaufinez un détail qui, au fond, aurait pu attendre. Tout, sauf cette action-là.

Ce n’est pas qu’elle soit compliquée. C’est qu’à chaque fois que vous vous en approchez, quelque chose vous en détourne.

« Je n’y arrive pas » : quand la volonté ne suffit pas à passer à l’action

« Je n’y arrive pas », « je ne sais pas me mettre à l’action », « je suis fatiguée », « j’en ai marre ».

Ce sont des phrases que j’entends très souvent, et elles ont un point commun : elles ne parlent pas d’un manque d’organisation. Elles parlent d’un épuisement, d’une lassitude, d’une forme d’impuissance face à soi-même.

Vous savez que cette tâche est importante. Vous avez, la plupart du temps, le temps de la faire. Et pourtant, elle reste là, intacte, pendant que vous vous occupez de tout le reste.

Prospecter, fixer un prix, lancer une offre : les tâches qui résistent le plus

Certaines tâches reviennent plus souvent que d’autres dans ce que j’observe : prospecter, fixer un tarif, lancer une nouvelle offre. Ce n’est pas un hasard. Ces actions ont un point commun : elles vous exposent. Prospecter, c’est risquer un refus. Fixer un prix, c’est affirmer publiquement la valeur de son travail. Lancer une offre, c’est la soumettre au jugement du monde extérieur.

D’autres tâches, plus techniques ou plus discrètes, ne posent généralement pas le même problème. Ce n’est donc pas la difficulté de la tâche qui bloque, mais ce qu’elle implique d’exposition.

Ce que la tâche repoussée peut chercher à éviter

Derrière cette procrastination, on retrouve très souvent la peur d’échouer, la peur d’être critiquée, ou la peur d’être visible. Ces peurs ne sont pas systématiques. Elles ne concernent pas toutes les femmes de la même manière : elles restent des pistes à explorer, jamais un diagnostic automatique.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que la procrastination n’est presque jamais un manque de motivation. C’est bien plus souvent une façon, inconsciente, de se protéger de ce que cette action pourrait déclencher.

42,7 %

des personnes qui voient une occasion d’entreprendre en France citent la peur de l’échec comme un frein.

Global Entrepreneurship Monitor, rapport France 2024/2025 (Université de Montpellier et Montpellier Business School)

51 personnes observées à l’IRM

À Paris, une équipe de l’Institut du Cerveau a repéré la zone où se joue la décision de remettre à plus tard : le cortex cingulaire antérieur, qui met en balance l’effort et la récompense. Mathias Pessiglione, qui a codirigé l’étude, l’explique par « la tendance de notre cerveau à décompter plus vite les coûts que les récompenses ».

Institut du Cerveau (Inserm, CNRS, Sorbonne Université, AP-HP), Raphaël Le Bouc et Mathias Pessiglione, Nature Communications, 2022

La procrastination, en une phrase

La procrastination consiste à repousser une action qu’on sait importante, alors même qu’on a le temps de la faire. Pour les chercheurs en psychologie, ce n’est pas d’abord un problème de gestion du temps. C’est souvent une façon d’éviter l’inconfort émotionnel que cette action déclenche sur le moment.

Ce que je remarque, séance après séance

Sur le plan émotionnel, ce que je constate le plus souvent, c’est un épuisement réel, accompagné d’une culpabilité qui s’installe au fil des jours de report. Cette culpabilité, loin d’aider à passer à l’action, alourdit encore davantage le poids de la tâche.

Chez une cliente qui commence à sortir de ce blocage, il y a un premier signe de changement. C’est généralement l’apparition de ce que j’appelle la règle des 4P : le Plus Petit Pas Possible. Si la peur concerne la visibilité, par exemple, le plus petit pas possible peut être de publier un post sans montrer son visage. Ce n’est pas encore l’action complète qu’elle redoutait, mais c’est un début, et ce début change beaucoup de choses.

Quand le corps envoie un message qu’on n’a pas encore entendu

Sur le plan énergétique, dans la lecture que j’utilise, c’est souvent le plexus solaire qui se retrouve bloqué chez les femmes qui procrastinent durablement. Ce centre est lié à l’action et à la capacité d’avancer.

Je précise que cette lecture appartient à mon approche personnelle. Elle ne remplace en rien un avis médical ou psychologique lorsque celui-ci serait nécessaire.

Une prise de conscience qui a changé la trajectoire de son entreprise

Une situation que j’ai accompagnée

Je pense à une cliente de 40 ans, venue me voir alors que son entreprise ne se développait plus comme elle le souhaitait. Elle ne savait pas exactement quoi faire pour la relancer, et c’est dans ce flou que la procrastination s’est progressivement installée.

En creusant ensemble, elle a compris que développer davantage son entreprise pourrait lui permettre de gagner plus d’argent. Et cette perspective réveillait chez elle l’impression de trahir sa famille, qui ne gagnait pas aussi bien sa vie. Cette racine était si invisible et si inconsciente qu’elle n’aurait probablement pas pu la voir seule.

C’est souvent tout l’intérêt de se faire accompagner : aller chercher ce qui échappe à notre propre regard. Précisément parce qu’on est trop proche de sa propre histoire pour l’observer de l’extérieur.

Ma manière d’accompagner ce blocage

Pour ce type de blocage, j’utilise toujours le coaching transformationnel, associé au soin énergétique. Cette association permet d’aller chercher la racine réelle de la problématique, plutôt que de rester à la surface du symptôme, et de la libérer progressivement.

Une main pose une petite pierre sur un cairn au bord de la mer : le plus petit pas possible pour arrêter de repousser les actions importantes
Un petit pas, puis un autre.

Avancer d’un millimètre : la règle des 4P

La règle des 4P, le Plus Petit Pas Possible, part d’un principe simple : il n’est pas nécessaire de faire un grand bond pour avancer. Même un millimètre de progrès reste un progrès réel.

  1. Si prospecter vous paralyseCommencez par contacter une seule personne, ou même simplement préparer le message sans l’envoyer tout de suite.
  2. Si annoncer un prix vous bloqueÉcrivez-le d’abord pour vous, avant de le partager à qui que ce soit.

L’idée n’est pas de forcer un grand changement du jour au lendemain. Il s’agit plutôt de réhabituer progressivement votre système à l’idée d’agir, sans le mettre en état d’alerte à chaque étape.

Quand un accompagnement devient utile

Un accompagnement devient particulièrement pertinent quand, malgré une réelle volonté, vous n’arrivez pas à passer à l’action. Cela peut aussi être le cas quand la procrastination touche toujours le même type de tâches. Ou quand elle s’accompagne d’un épuisement qui ne s’améliore pas avec le temps. Ou encore quand vous avez déjà essayé plusieurs méthodes seule, sans changement durable.

Repousser les actions importantes : ce que vous pourriez vous demander

Est-ce normal de procrastiner alors que je sais qu’une tâche est importante pour mon entreprise ?

Oui, c’est une situation très fréquente. Savoir qu’une tâche est importante et parvenir à l’accomplir sont deux choses différentes, surtout quand cette tâche touche à l’exposition ou au jugement.

Pourquoi je procrastine seulement sur certaines tâches et pas sur d’autres ?

C’est souvent un bon indice. Les tâches les plus repoussées sont généralement celles qui vous exposent le plus : prospecter, fixer un prix, lancer une offre. Les tâches plus techniques posent rarement le même problème.

La procrastination peut-elle venir d’une peur de réussir plutôt que d’échouer ?

C’est une piste possible. Réussir peut impliquer des changements qu’on n’est pas encore prête, consciemment, à assumer pleinement, notamment dans son rapport à l’argent ou à sa famille.

Comment savoir si j’ai besoin d’un accompagnement pour ce blocage ?

Si vous avez déjà essayé d’avancer seule, avec de la volonté sincère, sans obtenir de changement durable, c’est souvent un signe. Un accompagnement pourrait alors vous aider à identifier ce qui reste invisible depuis l’intérieur.

La règle des 4P peut-elle vraiment suffire à elle seule ?

Elle constitue un excellent point de départ. Mais si le blocage est plus profond, ce petit pas peut avoir besoin d’être soutenu par un travail plus approfondi sur ce qu’il cherche à protéger.

Sabrina Escale, coach transformationnelle à Villeneuve-d'Ascq

Un mot de Sabrina

Si cette tâche vous attend encore en haut de votre liste, ce n’est pas que vous manquez de courage ou de sérieux. C’est peut-être une part de vous qui cherche simplement à vous protéger.

Alors aujourd’hui, ne lui demandez pas de tout faire. Choisissez le plus petit pas possible, et autorisez-vous à vous arrêter là. C’est déjà avancer.

Sabrina ✦

Et si vous en parliez ?

Ce blocage n’est pas un manque de discipline. C’est souvent une façon de vous protéger de quelque chose que vous n’avez peut-être pas encore identifié clairement. Si vous vous reconnaissez dans cet article, je vous propose d’en parler lors d’un appel découverte gratuit de 30 minutes.

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Escale Lumineuse · Villeneuve-d’Ascq et à distance

Et si vous préférez commencer seule, à votre rythme, mes 5 méditations offertes peuvent être votre plus petit pas possible. Elles créent une ouverture à l’abondance, et à l’élan d’avancer.

Les sources de cet article

Des références de la recherche sur la procrastination et la peur de l’échec. Elles décrivent des mécanismes mesurés : elles ne portent pas sur les soins énergétiques et ne les valident pas. Ce que Sabrina apporte de sa pratique est présenté comme son approche personnelle.

  1. Steel P., « The nature of procrastination: a meta-analytic and theoretical review of quintessential self-regulatory failure », Psychological Bulletin, 133(1), 2007, p. 65-94. Référence de l’étude
  2. Sirois F., Pychyl T., « Procrastination and the priority of short-term mood regulation: consequences for future self », Social and Personality Psychology Compass, 7(2), 2013, p. 115-127. Référence de l’étude

En français

  • Le Bouc R., Pessiglione M., « A neuro-computational account of procrastination behavior », Nature Communications, 13, 5639, 2022. Travaux de l’Institut du Cerveau, à Paris. Référence de l’étude
  • Futura Sciences, « Où se cache la procrastination dans le cerveau et quand survient-elle ? », 27 mars 2023 (propos de Mathias Pessiglione et Raphaël Le Bouc). Lire l’article
  • Global Entrepreneurship Monitor, Karim Messeghem et Frank Lasch, « A year of contrast for entrepreneurship in France », rapport France 2024/2025. Lire la synthèse
Cet article est proposé à titre informatif. L’approche énergétique et émotionnelle décrite relève de la pratique de Sabrina Escale et ne remplace pas un accompagnement médical ou psychologique. En cas de mal-être persistant, il est recommandé de consulter un professionnel de santé qualifié.
Un pied qui se pose sur la première pierre d'un gué en automne : oser le premier pas au lieu de repousser les actions importantes

Pourquoi je repousse sans cesse les actions importantes de mon entreprise ?

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